Etymologie

Il est souvent difficile de réellement préciser le sens des toponymes préceltiques, sens qui devaient être très généraux. Ils sont, par contre, les témoins de l’ancienneté de la présence humaine en ces lieux.


PANAZOL

Le nom de PANAZOL est cité au XIIème siècle dans le Cartulaire de Solignac. Dans d’autres écrits, nous retrouvons "manso de Panazol" ("Chartes, chroniques et mémoriaux pour servir à l’histoire de la Manche et du Limousin", Alfred Leroux, Auguste Bosvieux, Tulle, 1886). Son nom dériverait de "pan-" (forme conjoncturale), variante de "pal-", base oronymique pré-indoeuropéenne signifiant "rocher", "falaise" suivi d’un double suffixe, "-ate" et "-otum" ("Les Noms de Lieux en Haute-Vienne", Marcel Villoutreix, Société des Antiquités Historiques du Limousin, Centre Régional de Documentation Pédagogiques, Limoges 1981).


L’ AUZETTE

La rivière AUZETTE est citée dans le Cartulaire d’Aureil, " pontem Alsete ", datant de la fin du XIème siècle. Son nom comporterait une racine préceltique "alis" ayant servi à former de nombreux noms de cours d’eau antérieurs à l’arrivée des Gaulois. Le suffixe "-ette", plus récent, serait de l’époque franque.


LEMOVICE

Le préfixe "lemo-", "limo-" signifierait "orme". Les Lémovices couvraient les trois départements limousins ainsi que le Confolentais. Lorsque César répartit ses légions à travers la Gaule pour l’hiver 51-50, il en cantonna rien moins que deux chez les Lémovices "près du pays des Arvernes".


LA LINGAINE

Ce nom dériverait du limousin "lingaino" signifiant "étroite bande de terre".


MARLIAT

Dans le Carulaire de Saint Etienne de Limoges (881) nous trouvons la référence à "Martiliacus", de "Martius -acum", du nom d’homme "Martilius". Au Moyen-Age est cité le nom de Marliaguet.


PRADES

Ce mot d’origine occitane "prada", du latin "prata", "pratum" au singulier, signifierait "pré", "prairie". Sa forme en limousin est "prado".


LA QUINTAINE

Les historiens traduise la phrase " in ipsa defensaria seu quintana civitatis Lemovice " du Cartulaire de Saint Etienne de Limoges (988) par " dans le périmètre défensif ou quintaine de la cité de Limoges ". "Quintana" serait en effet un mot de bas latin désignant une zone de cinq milles en profondeur autour d’une cité.


PROXIMARD

Ce nom dériverait de "prato sinmar" (fonds de l’Abbaye de Saint-Augustin-lès-Limoges 1H51, 1407 et 1470), "le pré de Simard", nom d’un homme d’origine germanique, Sigmarus ("Les noms de personne sur les territoires de l’ancienne Gaule", M. Th. MORLET). Le nom aurait été déformé par attraction du latin "proximus" (fonds de l’Abbaye de Saint-Augustin-lès-Limoges 1H51, 1601).


SOUDANAS

D’origine latine ou romane, ce nom dériverait du bas latin "solitanus", "(lieu) solitaire" faisant ainsi référence à des terres écartées.


VIENNE

La Vienne prend sa source sur le Plateau de Mille Vaches et se jette après un périple de 372 kilomètres dans la Loire en aval de Chinon, non loin de Saumur. Elle effectue, en effet, entre Saint Junien et Confolens, un virage pratiquement à angle droit. C’est d’ailleurs le plus au sud des affluents importants du bassin de Loire. Son nom est cité dans l’Anonyme de Ravenne au Vème siècle sous la forme "Vicenna" et dans Fortunat, un siècle plus tard, sous la forme "Vigenna". Ce nom dériverait d’une formation gauloise, le suffixe gaulois "-enna" sur une racine hydronymique prélatine "vig-". Cette racine se retrouve au coeur d’une autre rivière, La Vige.