Les Registres Consulaires sont très riches d’information. Nous pouvons y découvrir que les Consuls de Limoges se réfugiaient parfois à Panazol afin d’y tenir leur Cour de Justice. Cela ne se faisait pas toujours avec la bénédiction de l’Abbé de Saint-Martial qui avait autorité sur la prévôté (Registres Consulaires, t. I, p. 220).
Panazol reçut le 31 août 1542 la visite de la Reine Eléonore, seconde épouse de François Ier et sœur de Charles Quint. Elle venait de Saint-Léonard et elle se rendait à Limoges après avoir déjeuné à Saint-Just Le Martel "au logis de Messire de Saint Marcial" (Registres Consulaires, t. I, p. 339). Une croix commémorant cette visite fut érigée au carrefour des avenues Léon Blum et Pierre Cot.
Dans les documents de cette époque sont évoquées deux chapelles d’une part, la bonne "Doune" dont l’existence est signalée en 1572 sur le chemin de Saint-Léonard, dédiée à la Vierge et la chapelle Pappet, Papot ou Pabot (Registres Consulaires, t. I, p. 339). Certains auteurs ont rapproché la bonne "Doune" ou "Donne" de l’ancienne chapelle des Prades.
En 1651, la levée de la Gabelle entraîna le pillage de la propriété de la Lingaine par les soldats chargés de cette tâche, Guillaume de Chastaignac, sieur de la Lingaine, et de la Morelie, trésorier de France à Limoges, ne leur ayant pas payé la somme convenue pour prix de leur concours. Le grain ainsi acquis fut vendu à Limoges 32 sous le setier "tant qu’il pouvoy, sans aucune raclure".
La Paroisse de Panazol comptait 154 feux en 1680. Ses seigneurs l’évêque de Limoges, la Supérieure du Couvent de la Règle, le Chapitre de Saint-Etienne, l’abbé de Saint-Martial et celui des Bénédictins.