






A l’origine, l’église de Panazol est de construction très commune de type roman au plan rectangulaire.
Il ne reste de cette construction primitive du 11ème siècle que des contreforts, quelques corbeaux encastrés dans la muraille côté sud et une petite partie de voûte en berceau, en avant du choeur.
Elle avait Saint-Pierre-ès-Liens comme patron après avoir eu St Jean. Ses curés étaient nommés par l’abbé de Saint-Martial.
L’église fut, en grande partie reconstruite au 14ème siècle intégrant deux chapelles qui se font face et présentant une voûte de choeur en arceau.
L’église n’a qu’une seule porte, du côté sud, porte avec une seule archivolte supportée par des colonnes rondes, à chapiteaux formés de feuilles recourbées et à tailloirs carrés.
En 1513, une autre chapelle fut construite du côté sud, chapelle à vocation expiatoire à la suite du Meurtre de Pierre de Bermondet. Suite à cet assassinat, pour réparation, furent fondées deux Vicairies par arrêt du Parlement de Paris le 9 juillet 1513. Elles étaient appelées d’Oradour et de Saint Laurent sur Gorre car les revenus étaient sur ces paroisses (?).
En 1609, les titulaires étaient réunis par les descendants du Lieutenant assassiné, Pierre de Bermondet, écuyer, sieur de La Quintaine.
En 1595, une autre vicairie fut fondée par Pierre de Peyradis, prêtre. Ses héritiers y nommèrent les titulaires jusqu’en 1598. Ce fut ensuite fait par le Curé de Panazol.
Il existait dans l’église un grand nombre de sépultures. Un droit à la fabrique permettait de s’y faire inhumer dans des caveaux particuliers. Deux caveaux principaux existaient, un caveau curial et celui des Seigneurs de la Quintaine.
Vers 1750, la paroisse de Panazol était rattachée à l’ancien archiprêté de Saint-Paul.
L’église possédait encore au milieu du 19ème siècle trois belles verrières datées du 16ème siècle. Deux seulement existent encore de nos jours. La première présente dans sa partie haute la décollation de Saint-Jean le Baptiste et dans sa partie basse, la Visitation de la Vierge. Nous noterons l’anachronisme habituel dans ce type de scènes des vêtements et du château en arrière-plan. La seconde verrière représente la Nativité et au-dessous les armes des Bermondet soutenues par deux anges.
Une autre chapelle fut ajoutée au nord de l’édifice en 1870.